Chaque fois que j’accueille un nouvel intern, la même question revient : « Quel modèle de périodisation utilises-tu ?»
Ce que j’entends en réalité, c’est : « Est-ce que tu utilises un système fixe ? »
Comme si la préparation réelle d’un athlète pouvait se plier à un modèle unique et parfait.
La vérité est simple : j’utilise ce qui donne le meilleur retour à l’athlète selon le temps dont on dispose et les contraintes que l’on affronte. Les sports de combat ne sont pas prévisibles. Les blessures, les horaires chaotiques, les variations des camps d’entraînement, les coupures de poids, la charge technique et le stress du quotidien interfèrent constamment avec le plan théorique idéal.
Contrairement aux sports linéaires — sprint, lancer, haltérophilie — où les variables sont limitées et l’environnement contrôlé, les sports de combat exigent le développement simultané de la vitesse, de la force, de la puissance, de l’endurance, de la répétabilité, de la réactivité et des habiletés techniques. On ne peut pas isoler proprement une qualité sans en sacrifier une autre.
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